10.06.17

Otobong Nkanga remporte le BelgianArtPrize

Organisé tous les deux ans en étroite collaboration avec le Palais des Beaux-Arts, le BelgianArtPrize encourage les talents confirmés (belges ou résidant en Belgique) en leur réservant un joli montant et une visibilité internationale. Ce prix – le plus important et le plus ancien en Belgique – a été attribué à Otobang Nkanga (1974, Kano/Nigeria).

Otobong-Nkanga-Installatio

Otobong Nkanga, Steel to Rust – Resistance © BOZAR

Organisé tous les deux ans en étroite collaboration avec le Palais des Beaux-Arts, le BelgianArtPrize encourage les talents confirmés (belges ou résidant en Belgique) en leur réservant un joli montant et une visibilité internationale. Ce prix – le plus important et le plus ancien en Belgique – a été attribué à Otobang Nkanga (1974, Kano/Nigeria).

Établie à Anvers depuis neuf ans, Otobang Nkanga livre une production multidisciplinaire (dessin, photographie, installation, vidéo…) illustrant parfaitement les processus de transformation et faisant référence aux changements qui touchent notre société. « Pour le BelgianArtPrize, Otobong Nkanga s’intéresse aux notions de corrosion,
d’oxydation, d’imprégnation et de contamination. Avec trois tapisseries et une
sculpture, elle continue son exploration des processus de transformation des
matériaux en l’expérimentant tantôt avec des cristaux qui font corps avec une
tapisserie (Steel to Dust – Slow Growth), tantôt avec une plaque d’acier rouillée
qu’elle découpe au laser, évoquant ainsi l’effet de corrosion (Steel to Rust – Resistance), ou encore avec un textile qui s’imprègne lentement d’un liquide, contaminant ainsi le poème qui y est tissé (In a Place Yet Unknown). Elle s’inspire des modifications dans la société construite sur des valeurs apparemment inoxydables, mais où se cachent sous la surface des mécanismes (in)visibles d’altération, de cristallisation d’idéologies ainsi que la naissance de nouvelles structures, comme autant de signes de vie. » (Bozar) « Je montre à BOZAR un textile qui absorbe lentement mais sûrement le liquide dans lequel il est plongé », explique Otobong Nkanga. « On peut y voir comment le liquide laisse des traces et contamine très lentement le tissu. » La lauréate a obtenu un montant de € 25.000 lui offrant la liberté de poursuivre sa démarche créative.

Palais des Beaux-Arts/BOZAR

Rue Ravenstein 23

Bruxelles

www.bozar.be

www.otobongnkanga.com

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