Créations

Hélène Amouzou: Les chimères identitaires

Chaque personne que l’on croise sur sa route est porteuse d’un message pour nous… Hélène Amouzou en sait quelque chose. Et pour cause : rien ne la prédestinait à l’art. 

Née au Togo en 1969, Hélène Amouzou emprunte le chemin de l’exil à l’âge de vingt-trois ans. Elle suit son mari. Une longue escale en Allemagne et la naissance de sa fille précèdent son arrivée à Bruxelles en octobre 1997. C’est à ce moment que la formule de Paul Éluard, « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous », prend tout son sens. Car le parcours que nous éclairons dans ces pages n’aurait sans doute jamais existé sans une rencontre déterminante. En 2002, une femme anglaise d’origine nigériane, fréquentant la même église, lui ouvre la voie de la vidéo. « C’est d’abord à travers elle que j’ai voulu apprendre la vidéo, tant la technique que la théorie. À l’époque, je cherchais une activité pour m’occuper. Au mois de septembre 2004, j’ai souhaité m’inscrire à l’Académie de Dessin et des Arts Visuels de Molenbeek-Saint-Jean. Sans titre de séjour valide, l’inscription m’a d’abord été refusée. Déterminée à apprendre, j’ai souhaité rencontrer le directeur, Thierry Zéno. En connaissance de cause, il a accepté de m’inscrire. » (…)

Par Gwennaëlle Gribaumont

Le texte complet apparaît dans le 7e numéro de MOYI – le spécial 5e anniversaire.